Moi qui croyais que surf à gogo et désert à tire-larigot rimaient avec vie politique à zéro, j'ai tout faux.
La scène politique australienne s'avère remuante, voire surprenante.
Savez-vous par exemple qu'en 1967, ce pays a défrayé les chroniques politiques du monde entier, en devenant la première et seule nation à... égarer son Premier Ministre. Le pauvre sire en poste alors, disparût aux yeux et à la barbe de son contingent de sécurité, un matin dans les vagues au large de Melbourne. Jamais été retrouvé. Ca fait désordre.
Dans le genre pagaille, il faut se pincer devant les débats parlementaires : les célèbres estocades dans notre hémicycle des bords de Seine sont fort civiles comparées aux empoignades verbales musclées de la Chambre à Canberra. Chaque ministre du Shadow Cabinet - qui regroupe les têtes de file de l'opposition - se fixe en effet pour objectif - certes peu original - de démolir toute action de son alter ego au pouvoir... au bazooka. Epais voire grossier, chacun tire à vue à l'arme lourde sans réserve ni sommation. Résultat, c'est pataud, puérile, souvent déplacé et triste à mon goût, mais tout le monde ici adore ça.
Enfin une jolie perle pour terminer. L'ancienne leader du parti national d'extrême droite, récemment sortie de prison pour abus de biens sociaux (no comment) est devenue en dansant la salsa dans un reality show, une star du petit écran à en faire péter l'audimat !
Ma pirouette finale est toute trouvée: à quand Jean-Marie à Star Academy ?



