Comme un poisson dans l'eau.

Comme un poisson dans l'eau.
Comme un poisson dans l'eau.

Vous l'aurez compris depuis que je vous assène de ces billets réguliers, je me sens bien dans ce pays.

Pourtant je dois vous avouer qu'il y a un hic, un problème de fond.
Voilà, j'ai réalisé que je ne savais pas nager.

Je ne vous parle pas de tenir sur l'eau, barboter, non ça je sais merci. Non, je vous parle de fendre le liquide à la vitesse d'un missile en début de course, je vous parle d'un marathon de plusieurs miles d'un bout à l'autre de ces plages immenses - aller retour of course -, toujours prêt à se mesurer avec un ou deux requins de passage. Je vous parle de nager à contre courant dans les courants musclés plutôt courant le long de ces côtes... Je vous parle de taper de la palme dans l'eau fraîche du petit matin, une heure d'affilée minimum, en tenant le tempo quelque soit la météo...

Cela a été très clair pour moi le premier jour où j'ai mis le pied sur une plage australienne. Limpide comme de l'eau de mer. J'ai compris que ma gentille brasse indienne, mon vague papillon et même mon impeccable dos crawlé étaient de la bibine à côté du niveau de mes nouveaux compatriotes.

Les australiens ont élevé la natation au-delà du niveau d'un sport. Nager ici est un art. Et God, ils excellent. Z'avez remarqué aux Jeux Olympiques comme ils mettent minable le reste du monde. Du travail d'artiste assurément.

Moi, tout cela me démonte.
Alors pour ne pas sombrer et noyer mon vague à l'âme, je les laisse agiter les pinceaux et de mon côté... je fais la planche.

# Posté le lundi 30 janvier 2006 00:01

Modifié le lundi 20 février 2006 02:03

Quand les kangourous squattent le grand écran...

Quand les kangourous squattent le grand écran...
Quand les kangourous squattent le grand écran...

Mel Gibson, Nicole Kidman, Cate Blanchett. Naomi Watts, Rachel Griffiths, Toni Collette, Russell Crowe, Sam Neill, Hugo Weaving, Geoffrey Rush, Heith Ledger, Hugh Jackman ont deux points en commun: Un, ils sont hot à Hollywood et deux, quand ils font relâche, ils reprennent l'accent traînant du pays au rocher rouge.

Car c'est nouveau, les australiens sont les chouchous des studios californiens.
Et ce n'est ni une vague ni une mode, c'est ce que l'on appelle une déferlante. Et ils sont là pour rester, moi je vous le dis. Les noms cités plus haut ne sont pas ceux de starlettes ou de jeunes premiers à la carrière éphémère. Non, tous sont de véritables poids lourds au box office, baromètre de leur cachet moyen.

Alors, comment ce fait-ce ? Est-ce l'accent du Sud qui séduit tout à coup les producteurs américains ?
Est-ce une coalition chauvine montée autour de Nicole Kidman après que le yankee Cruise l'ait laissée choir comme un vieux boomerang ?

Et bien non, c'est le talent figurez-vous.
Les pionniers à réussir à l'international comme Gibson ou Neill, probablement las de leur statut quasi solitaire, ont tôt oeuvré de retour au pays pour participer à la mise en place de formations excellentes et sélectives, capables de produire de la graine de star de qualité.

Remarquez, je suis injuste. Un skippy célèbre a, il y a longtemps déjà, conquis les petites lucarnes de la planète.
Bon d'accord, il était un peu juste en vocabulaire. ttttttttt...

# Posté le lundi 06 février 2006 00:30

Modifié le lundi 06 février 2006 00:45

Les australiens sont les champions du sac plastique.

Les australiens sont les champions du sac plastique.
Les australiens sont les champions du sac plastique.

Non qu'ils soient particulièrement bons dans la fabrication de la poche en polyéthylène. Non.
Ils sont tout simplement hors catégorie dans la distribution de sacs à jeter à la caisse des supermarchés.

J'avais déjà remarqué mais hier, c'était le pompon. Arborant avec fierté un badge “Sauvez l'Environnement”, une très gentille caissière a utilisé pas moins de 4 sacs pour emballer mes deux plaquettes de beurre, un pot de moutarde, une salade, un dentifrice et un shampooing...

Je me souviens de mon Monoprix parisien où la caissière, sortant ses sacs au compte goutte, me jetait un regard suspicieux quand j'osais en quémander un de plus. Plus par soucis d'économie que pour protéger Mère Nature, osons le dire. Je me suis d'ailleurs souvent demandé à quelle place « rationnez les sacs plastiques » se situait dans le top 10 du manuel de la parfaite caissière...

Enfin bref, pour en revenir à mon sac plastique austral, c'est d'autant plus surprenant que l'australien est un des plus actifs de la planète sur le thème Protégeons la Nature. Paradoxal ? Ben, un peu mais quand on se veut champion du service, comment faire pour satisfaire le client sans sac ?

Réponse : le tri des ordures est en place depuis belle lurette. Et ça fonctionne. La poubelle rouge avale courageusement les 4 kilos papier de l'édition week-end du quotidien local, la noire toujours trop petite dégorge de canettes de bière...

... et la poubelle bleue est remplie de sacs plastiques.

# Posté le lundi 13 février 2006 16:18

Chacun ses tiares.

Chacun ses tiares.
Chacun ses tiares.

Si nous français nous nous gaussons de nos voisins au Nord les wallons, les australiens du continent taquinent sans vergogne leurs concitoyens insulaires au Sud, les habitants de Tasmanie.

J'ai en effet découvert que les blagues belges bêtes de mon enfance existent aussi ici. Les mêmes. Les tasmaniens endossant le rôle ingrat de nos mangeurs de frites du pays plat.
En plus méchant encore puisqu'on leur prête carrément une case manquante au cervelet. Sous le prétexte exagéré que, peu nombreux et isolés, ils renouvellent les gènes avec médiocrité.

Ce petit jeu ridicule a dû toutefois se calmer. Un événement du gotha international a cloué le bec des moqueurs.
Vous n'avez pu rater que le futur roi du Danemark s'est choisi une épouse aux antipodes. On la dit australienne pour faire simple, mais sachez que la bergère est de Hobart, capitale de l'île aux chromosomes réputés diminués...

Elle me parait tout à fait bien dans sa tête, la nouvelle princesse. Plutôt l'air de savoir comment mener son drakkar même je dirais.

Devenue la fierté d'une nation encore toute jeune, la jolie brune fait du reste de Melbourne à Darwin l'objet d'un culte attendrissant. Elle se trouve régulièrement mise en avant dans les médias locaux. Personne ne semble s'inquiéter quant à son risque d'hérédité.

D'ailleurs à propos de tare et de couronne, je devine l'encéphale de la belle un tantinet plus développé que celui de certaines de nos voisines. Elles sont au Sud celles-la, vous savez sur un Rocher...

# Posté le lundi 20 février 2006 01:57

J'ai toujours un ticket de métro dans mon portefeuille.

J'ai toujours un ticket de métro dans mon portefeuille.
J'ai toujours un ticket de métro dans mon portefeuille.

Un ticket de métro parisien.
D'accord, ça peut servir quand je débarque à Paris. Mais ce n'est pas tous les jours, je rappelle quand même que Paris-Sydney, c'est 25 heures d'avion...

Non, c'est plutôt pour garder contact...
Exemple: quand je prends ma carte de crédit australienne pour payer en dollars australiens dans un restaurant australien, et que le ticket vert-bleu s'échappe de mon portefeuille, je le regarde, esquisse un sourire et le re-glisse à sa place, comme rassuré.
Si si, j'ai bien dit “rassuré”.
C'est un petit bout de Paname, un morceau des pavés de la rue de Rivoli, c'est comme si Pont-de-Sèvres/Mairie-de-Montreuil était à portée de rame. Ce n'est pas que tout cela me manque mais on est sentimental parfois pour trois fois rien.

Et le comble du plaisir, c'est quand mes amis australiens reconnaissent le billet, sésame de leurs virées dans la capitale. Alors là, c'est l'extase, C'est Mylène Farmer à l'annonce du premier disque d'Or pour Alizée, c'est Madame Kidman Mère à la soirée des Oscars: un sentiment de grande fierté m'envahit.
Et pour répondre à leurs soupirs nostalgiques, je m'entends déclarer sur un ton solennel: “oui, je le prenais tous les jours”.

A cet instant précis, réprimant le rouge du mensonge qui me monte aux joues, je savoure le regard plein d'envie de mes interlocuteurs.

Et je me dis qu'il faudra penser très fort à cet instant, la prochaine fois que j'attends sur le quai à Auber, un jour de grève...

# Posté le lundi 27 février 2006 01:39