Voilà je vous l'avoue sans rougir, je me suis mis au green.
Il faut dire que j'ai des circonstances atténuantes : impossible d'habiter une ancienne colonie britannique sans être tenté de tâter du club. J'ai vécu en Afrique Australe et je suppose qu'en Inde et au Canada c'est pareil, les parcours de golf pullulent à travers les pays du Commonwealth comme les nains de jardins en banlieue parisienne. Les trous vous tendent les bras partout.
Alors moi qui m'étais gardé le sport écossais pour mes vieux jours, j'ai devancé l'appel.
Oh ça va, ne persiflez pas, soyez gentils.
Tout d'abord pas de surprise, c'est un sport british (1) : il faut le flegme. J'ai en effet vite compris que pour arrêter de labourer le tapis vert manucuré avec mon bois ou mon fer, il me fallait être détendu et concentré. Surtout ne pas jurer. Les seuls noms d'oiseau autorisés sont Birdie, Eagle, et encore plus fort Albatros ou Double Eagle...
Secundo, c'est un sport british (2) : il faut comprendre. Car pour éviter un 'flop' et exceller dans son 'swing', maîtriser son 'slice' et son 'snipe' donneront à la balle le 'spin' nécessaire pour réussir un coup 'lobé roulé' et ainsi parvenir au nirvana du golfeur j'ai nommé, être 'en dessous du par'...
Et tout cela me va bien après tout...
Que les Tiger Woods et autres Ballesteros se tiennent à leur gazon, le golf me plait et j'ai décidé de m'accrocher.
A propos je voulais vous dire, j'ai abandonné le surf.
Je me suis dit que quitte à assumer un handicap...