Alors que Zuydcote n'a plus la cote et que Rome ne se fait plus depuis longtemps 'tous les deux sans personne', que diriez-vous d'un Week-end à Uluru?
La maison ne reculant devant rien, nous l'avons testé pour vous.
D'accord, c'est un peu loin.
Mais pour nous aussi, rassurez-vous.
Uluru est au centre de l'Australie, enfin, plus précisément au centre de rien. Trois heures d'avion depuis Sydney pour Alice Springs puis 4 à 5 heures de voiture. Evitant ici deux kangourous affolés, là un gros lézard sourd et plus loin trois vaches lasses au profil africain, nous avons fendu le désert rouge jusqu'au fameux caillou.
Et là, quelle récompense.
Douceur des courbes, chaleur de ton, puissance intrinsèque, Uluru vous fait comprendre pourquoi le mot Montagne est féminin.
Elle surgit fière, au milieu de ce plateau aplani au cordeau par une main céleste immense. La roche se dresse, unique et brûlante, offrant à la horde de photographes en arrêt, le spectacle grandiose et silencieux d'ocres rosés nuancés par le soleil qui décline.
Site aborigène hautement sacré, il vous est demandé de ne pas monter. Trop gentiment, des panneaux vous prient de respecter la tradition.
Pas d'interdit formel. L'erreur.
Car au sortir des bus climatisés, des grappes de touristes rouge écrevisse se lancent à l'assaut de la pente sévère et piétinent honteusement le rocher.
Les indigènes décidemment trop polis, détournent le regard. Et projettent d'aller danser la java sur la tombe d'Abraham Lincoln... I wish.
