Au secours, l'homme des cavernes est de retour.

Au secours, l'homme des cavernes est de retour.
Au secours, l'homme des cavernes est de retour.

Moi qui suis venu au pays des surfeurs pour me donner des airs de « New-Man », à savoir d'homme nouveau, la tendance au top du moment: sportif, sain, glabre et propre sur lui (re David Beckam, Brad Pitt ou Hugh Grant), j'apprends qu'il ne fait déjà plus recette: place au « Cave-Man » littéralement l'homme des cavernes: massif, pilosité abondante, regard court, genre boxeur repenti, (re Viggo Mortensen, Colin Farell, le mannequin M7 d'Yves Saint Laurent...).

Peux pas lutter.

Abreuvée de presse magazine anglo-américaine, la presse féminine australienne se met à l'unisson et avoue haut et fort épouser la nouvelle tendance: exit le “propre-sur-lui”, vive le “tout-poilu”. Voila que les femmes trouvent les rasés de près barbant et ne jurent aujourd'hui que par les hommes à poils. Retour au vrai mâle qu'elles disent : « On ne veut plus de ces hommes qui nous piquent nos crèmes dans la salle de bain. Ils nous volent notre féminité ».

Alors, c'est donc ça. Ces ladies and girls auraient-elles peur de perdre le monopole -et l'avantage- de la douceur ?

Je m'adresse là à la Femme Française, référence mondiale du bon goût (si si): ne tombez pas dans le panneau, résistez ! je ne peux pas croire que l'on sonne le retour du paillasson dans le dos et des sourcils en balai-brosse sous prétexte que l'homme devient trop doux au touché...

Halte à l'hégémonie anglo-saxonne!
Debout Français, après la guerre de la langue, haro sur le poil...

Vous avez dit rasoir ?!

# Posté le lundi 03 octobre 2005 22:30

Pom de discorde.

Pom de discorde.
Pom de discorde.

Je t'aime, je te hais.

C'est, en faisant court, le niveau de la relation entre les australiens et les anglais.

Pourtant toujours sous la tutelle officielle de Sa Majesté, les australiens vivent une relation compliquée avec les 'poms'. C'est ainsi qu'ils les appellent. Le terme viendrait de POHM (Prisoner Of Her Majesty) initiales imprimées sur les 'uniformes' des premiers colons.
Car sachez qu'avant d'être un paradis, l'Australie a d'abord été un bagne : le Cayenne de nos voisins d'outre Manche. Il fallait bien soulager les prisons engorgées par la fin des envois vers l'Amérique devenue indépendante.
Nous sommes en 1788. Les dates concordent, j'ai vérifié.

Alors c'est sûr, ça crée des liens. Mais le lien des chaînes, ça fait grincer.

Il faut dire que nos amis rosbifs n'en loupent pas une : alors que les 'mates' se sont levés comme un seul homme dans les deux guerres à la rescousse de la mère patrie, la perfide Albion n'a pas levé le petit doigt quand un peu plus tard sa lointaine colonie a été menacée par les japs, avides de nouveaux territoires. C'est encore l'Oncle Sam qui a sauvé la mise.

Et puis outre les poms, des italiens, des grecs, des chinois et autres sont venus nombreux grossir les rangs de ce pays encore tout neuf. Ceux-là se lassent de l'air méprisant du british -monarchiste- de service. Celui qui se dit de la Haute parce qu'il est issue des premiers colons...

Des premiers bagnards vous voulez dire, faudrait quand même pas nous prendre pour des poires.

# Posté le lundi 10 octobre 2005 18:37

Il ne faut jamais dire « Fontaine...

Il ne faut jamais dire « Fontaine...
Il ne faut jamais dire « Fontaine...

Je n'aime pas la bière.
Que ceux qui me connaissent protestent si je mens. Jamais pu en boire ne serait-ce qu'une gorgée. N'en déplaise à Monsieur Delerm ou aux Artois et Heineken de ce monde, la saveur du houblon n'a jamais excité mes papilles.

Et pourtant aujourd'hui, je suis australien et... je bois de la bière.
Pléonasme.
Et oui, la bière est the boisson australienne. Héritage anglais I presume.

A la pinte ou au schooner, la bière coule à flots dans les pubs du vendredi soir au dimanche. Entendez, sans interruption. Alors comment ne pas y couper ?! Et impossible de répondre poliment Désolé, je ne bois que du Bourgogne.

Intégration, que ne ferais-je en ton nom...

Homme de volonté que je suis, je les ai toutes goûtées.
Des plus connues Foster, XXXX, aux plus subtiles Toohey, ou James Squire.
Ma pire expérience fut l'incontournable VB. Lourde voire indigeste, carrément mauvaise -aux dires des palais spécialisés-, j'ai mis deux heures à descendre mon verre. Cachant mes grimaces, priant le ciel pour que le plafond s'écroule, qu'une émeute bouscule ma table, pitié, un moyen pour sortir de ce supplice infernal... Mon estomac décidemment délicat me secouait de spasmes atroces, exigeant de rendre sans délai le breuvage fermenté.

Ma scrupuleuse quête m'a finalement guidée vers ma préférée. Cascade Premium. Légère, senteurs délicates, bulles douces, Cascade m'a conquise.

Elle vient de la plus ancienne brasserie du pays: besoin de racines, on ne se refait pas.

# Posté le lundi 17 octobre 2005 18:27

Sexy Footy

Sexy Footy
Sexy Footy

Moi j'aime bien les australiens. Ce sont des grands enfants. Ils sont très créatifs et s'amusent avec trois fois rien...

Par exemple, donnez-leur un ballon ovale très semblable à un ballon de rugby. Légèrement plus petit, un peu plus glissant aussi c'est plus drôle. Les voilà partis pour le « Footy » ou AFL, Australian Football League.

C'est énorme ici, très loin devant tous les autres sports. Et tout milieu social confondu.

C'est un mélange de foot, de rugby et de basket. Avec ça, débrouillez-vous !

Si j'ai bien suivi, au Footy tous les coups sont permis : on joue au pied, à la main, on tacle qui on veut quand on veut, on se tape dessus, on se gueule dessus, la jungle quoi.

Crois pas si bien dire, les noms des équipes reprennent avec application chaque étape de la chaîne alimentaire animale : Swans, Cats, Bulldogs, Lions, Tigers s'affrontent sans merci chaque week-end devant des stades en délire et plein à craquer... de femmes.

Car les australiens sont bons en marketing.
Autant il est facile d'attirer le mâle avec des sponsors de bière, autant ils ont su attirer les femmes sur les gradins : c'est bien simple, je soupçonne les entraîneurs d'ajouter dans leur sélection, certains critères dignes de la couverture de Men's Health.

Et ça marche.
Les pectoraux serrés dans leur petit top en lycra, les biceps et triceps saillants, bonne gueule, sourire gagnant, les champions de Footy sont de véritables stars, adulés par les masses de tous genres : hommes, femmes... et plus si affinités.

# Posté le lundi 24 octobre 2005 19:54

Modifié le mardi 25 octobre 2005 00:01

Vous ne connaissez pas la course de chevaux la plus célébrée du monde.

Vous ne connaissez pas la course de chevaux la plus célébrée du monde.
Vous ne connaissez pas la course de chevaux la plus célébrée du monde.

Deauville, Chantilly et Longchamp peuvent aller se rhabiller, Ascot remettre son haut-de-forme, indeed.
Tous font figures de pâles amateurs.

J'ai découvert ici l'évènement hippique pour lequel une nation entière s'arrête de fonctionner.
En pleine semaine et en milieu de journée.

Depuis 1861, chaque premier Mardi de Novembre, le pays retient son souffle et suit en direct la « Melbourne Cup ».

Déclaré jour férié en Victoria, c'est jour de fête dans tout le pays.
Au moment précis de la course, les bureaux et les rues sont déserts. Qui sur la radio, qui devant la télévision, chacun suit nerveusement le galop de son favori pour lequel il a parié le matin même.

Les Pubs et Cafés ont flairé le bon coup et sont bondés. On vient suivre l'évènement entre amis, un verre à la main devant grand écran, talons aiguilles et capeline de rigueur.

Comble du chic : être invité à Flemington, champ mythique de la course.
Le spectacle vaut le détour.
Fréquentés par le gratin fagoté pour l'occasion, les gradins regorgent de beautés chapeautées au décolleté pigeonnant, flanquées de chevaliers polis en cravate et queue-de-pie.

Commencée dans le luxe et le chic, la journée avance et... bascule.
La bière remplace le champagne, le chapeau tombe, les talons cassent, les gorges se font plus profondes, le verbe moins certain, le ton monte et la Haute montre son visage dépravé au visiteur coi.

Il est alors temps de rentrer les pouliches au paddock.

# Posté le lundi 31 octobre 2005 16:33

Modifié le lundi 31 octobre 2005 16:44